Faut jeter la vieille

Dans un climat presque sordide que le merveilleux décor de Geramin et de Paul Buissonneau réussit à créer d'emblée, neuf comédiens tentent d'incarner un véritable rituel de la destruction par l'absurdre. Dans ce grand cirque ou se joue le sort du monde (...) Michel Bélair (Le Devoir, 11 novembre 1971)

Quand le rideau de la salle Port-Royal s'ouvre, le spectateur est confronté avec une véritable cour des miracles qui tient à la fois du dépotoir et de la regratterie : à la gauche, une carcasse d'auto, un grand Iit métallique, des réfrigérateurs, une laveuse peinte en rouge et à moitié entrouverte; au centre, un immense réfrigérateur de boucherie ou d'épicerie; à droite, une douche et un lourd chafiot à ridelle de broche; suspendus aux cintres, des contenants de formes et de couleurs diverses; à l'arrière-plan, une plate-forme surélevée où nichent deux musiciens qui s'emploieront à fournir

DARIO FO, né en 1926 en Lomhardie (Italie du Nord ) appartient à la génération qui a fait ses débuts au Théâtre italien après la guerre de1940-1945, c'est-à-dire à ce groupe d'intellectuels qui avaient compris, à travers les désillusions et les révoltes, que la chute du fascisme n'avait pu effacer les tares qui marquaient la société. Au théâtre donc d'amener cette société à prendre conscience de ses limites et de ses défauts et à l'en exorciser par la Comédie .

Accessoiriste: Jean-Pierre Ménard